Lecture d’aura
Samedi passé, j’ai été invité à une lecture d’aura par un ami qui suit une formation d’un an sur ce sujet.
C’est un domaine auquel je me suis beaucoup intéressé il y a quelques années, en particulier durant mes études, après la lecture de l’autobiographie de Michael Crichton dans lequel il relate ses expériences parapsychologiques. Durant l’une d’elle, il a appris à voir les aura (visuellement). De plus, les effets spéciaux actuels font que on peut voir de plus en plus des auras dans le cinéma.
Car finalement, c’est de cela qu’il s’agit : de l’intuition. On peut aussi parler de sixième sens. Maintenant que j’ai un peu approfondi le sujet, je me rends compte que la perception des aura est en fait la transcription d’intuitions inconscientes vers le conscient.
Les informations captées par notre inconscient sont alors transcrites selon les différents registres sensoriels (ou canaux) à notre disposition.
Les registres sensoriels sont composés de 3 principaux (VAK):
- Visuel (les aura, les ectoplasmes)
- Auditif (voix dans la tête)
- Kinesthésique (modification de température par exemple)
et deux secondaires (OG) :
- Olfactif (j’ai déjà senti une odeur métallique caractéristique après des exercices énergétiques intenses)
- Gustatif (quelqu’un as-t-il déjà ressenti de l’énergie dans sa bouche ?)
On pourrait croire que l’équation perception = sens. Or, ce n’est pas exact. Perception = sens + traitement cérébral. Car les milliards d’informations perçues par nos sens à chaque instant transitent dans notre cerveau, qui les analyse, les traite, et les amène à notre conscience ou pas. Une fois devenues conscientes, les informations sensorielles deviennent des perceptions.
Mais entre temps, elles ont été triées, retraitées et complétées. Triées, car notre conscient ne peut pas percevoir toutes les sensations en même temps sous peine d’être débordé. Est-ce que vous sentez le tissu de votre pantalon contre votre jambe. Maintenant peut-être, si vous vous concentrez. Et pendant la journée, en cours de discussion ? Pourtant, la sensation est là, car la jambe est remplie de fibres nerveuses. Cependant, cette information n’est pas utile à la situation présente, donc est éliminée.
Les informations sont retraitées également. Car, par exemple, sentir la sensation de chaque nerf serait impossible à traiter par notre conscient. Nous avons donc un retraitement pour avoir une information plus globale.
Et complétées, car en fonction de nos expériences, souvenirs, connaissances, notre esprit peut rajouter des sous-titres aux sensations. « J’ai très chaud à mon bras droit » devient « J’ai un coup de soleil ».
Et à chacune de ces étapes, notre cerveau peut en profiter pour introduire ses propres donnés dans les informations sensorielles. Un bon exemple est John Nash. Qui voyait ses amis virtuels. Ou bien les hallucinations.
Et bien c’est par ce mode là que le cerveau peut utiliser nos sens pour véhiculer des informations intuitives, telles que l’aura.
Cela nécessite un conscient « souple », prêt à incorporer dans ses perceptions des donnés « intruses » du cerveau. Pour cela, il faut soit avoir un défaut mental (schizophrénie par exemple), ou un cerveau suffisamment détendu pour qu’il laisse les laisse passer.
Dans le cas de cette formation, les informations de lecture d’aura n’étaient pas encore directement intégrées à un niveau de perception sensoriel. Les « observateurs » ne voyaient pas directement les aura. Par contre, ils les sentaient par intuition, et forçaient cette perception dans le canal visuel par le dessin. Cela demandait donc un effort conscient de leur part, à contrario avec les perceptions que nous avons généralement et donc le processus est automatique.
Enfin, et qu’est-ce qui a été vu alors ?
Ma première lecture a donné un dessin fort curieux, très bariolé de couleurs et chaotique. Cependant, la professeur (qui supervisait les élèves dessinant nos aura) a perçu que cela ne correspondait qu’à ma persona (au sens de Jung, le masque que nous présentons au monde) et pas ma vraie identité. Elle m’a demandé de me détendre et lâcher prise sur mon besoin de présenter un masque au monde, et l’élève a alors dessiné ma « vraie » aura. Le dessin a été alors très simple, positif et beau !
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